DYSFONCTION ÉRECTILE

« Difficulté érectile »,
« Dysfonction érectile »,
« Problème d’érection »,
« Insuffisance érectile »,
« Troubles de maintien de l’érection »
ou plus vulgairement « bander mou ».

Ces expressions sont autant de façons de parler d’une difficulté liée à l’érection. Souvent passée sous silence, elle est pourtant rencontrée par de nombreux hommes.

 

C’est une incapacité ou une difficulté, pour un homme, à obtenir ou à maintenir une érection.

 

Il existe de nombreuses raisons qui peuvent l’expliquer. Raisons d’origine somatique (lié au corps) ou psychogène (lié au psychique).

1) La dysfonction érectile est-elle fréquente ?

La dysfonction érectile est un trouble fréquent. Elle peut être vécue comme une véritable souffrance sur le plan affectif, sexuel ou global.

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La dysfonction érectile concerne 1 homme sur 3 après 40 ans.
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Sa fréquence et sa sévérité augmentent avec l’âge.
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Et elle concerne aussi les plus jeunes.

Cependant, très peu d’hommes concernés par cette difficulté consultent un médecin ou un sexologue.

 

Pourtant, cette difficulté peut être le premier symptôme d’une maladie évoluant silencieusement :

  • comme une affection cardiovasculaire (une hypertension artérielle, un problème de triglycérides ou de cholestérol, une coronaropathie silencieuse)
  • un diabète
  • une dépression
  • une apnée du sommeil
  • une hypertrophie bénigne de la prostate, un cancer de la prostate
  • une baisse de testostérone
  • ou la conséquence d’un médicament.
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Le saviez-vous ?

La dysfonction érectile est un VOYANT D’ALARME.

Elle peut se déclencher 2 à 3 ans avant les premiers symptômes de cardiopathie ischémique (ANGOR-Angine de poitrine)

Quelque soit l’origine de la difficulté érectile, la composante psychogène est TOUJOURS présente

D’ailleurs, elle bien souvent SOUS-ESTIMEE.

 

En effet, l’anxiété répond systématiquement à l’appel (anticipation anxieuse, pensées dysfonctionnelles, attentes irréalistes, etc.). Elle conduit l’homme vers ce que l’on appelle communément une angoisse de performance.

 

Or, l’angoisse est réelle puisqu’elle résulte d’une activation bulbaire (zone cérébrale).

Ainsi, elle entraine chez lui, une forte tension musculaire (des fesses, des cuisses, des muscles abdominaux, du périnée, etc), des tremblements, une transpiration importante, une tachycardie (accélération du rythme cardiaque).

alors, son angoisse est renforcée par ses sensations corporelles.

 

En conclusion, ces deux phénomènes agissent simultanément et se renforcent l’un l’autre à chaque nouvelle expérience.

2) Problème d’érection : un cercle vicieux ?

Rappelons que l’angoisse de performance entraîne une activation bulbaire (tension musculaire, transpiration, tremblements, etc.).

Ainsi, elle conduit, physiologiquement, à une érection de moindre qualité ou de courte durée.

A cet instant surviennent des sentiments négatifs (agacement, amertume, contrariété, colère, peur, sentiment d’impuissance, de découragement, de déception, etc.). Ces sentiments négatifs viennent renforcer la crainte de « l’échec ».

 

Or, en cas d’absence de communication ou en cas d’interprétations des pensées de l’autre, les réactions négatives des partenaires ne se font plus attendre : dévalorisation, auto-dévalorisation, repli sur soi, évitement de la sexualité, ou au contraire, acharnement de la sexualité, etc.

 

Puis, la question de l’érection prend toute la place, oubliant d’en laisser au désir et au plaisir de partager un moment intime, complice, charnel, chaleureux, authentique avec sa ou son partenaire.

 

En outre, le jeu des rythmes du corps, la détente, le plaisir, l’émerveillement, l’expression corporelle, l’ouverture à l’autre, la stimulation sensorielle, etc. sont ignorés.

 

Enfin, la sexualité perd tout son sens, la frustration affective et sexuelle donnant ainsi le ton.

3) Que faire si je suis concerné par un problème d’érection ? 
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Il est important dans un premier temps, de ne pas méconnaitre un problème de santé sous-jacent. Parler de sa difficulté avec un sexologue et un médecin.
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Pour prendre en charge un problème d’érection, il faut pouvoir le comprendre et vous proposer un suivi thérapeutique personnalisé et adapté à votre propre situation.

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